Remoters, les travailleurs de demain

Dans : Le bureau de demain

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La remote life, késako ? 

Chez Ubiq, on travaille de partout. On aime repenser nos manières de travailler et aussi de la place du bureau aujourd’hui. Être présent partout pour tester ce qui se fait sur place c’est notre capacité ubique à nous.

Être une entreprise qui travaille de partout et revendique sa flexibilité, c’est aussi travailler de chez soi ou télétravailler !
Télétravailler, ça peut-être chez nous, dans un espace de coworking, dans un bureau opéré, en plein cœur de la nature, chez mémé, dans un gîte aménagé ou même à l’étranger !

Un mot qui nous revient ces derniers temps, c’est le remote. Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’ami d’un ami qui a essayé de travailler en remote et qui depuis a vu sa vie complètement changer. 

À part être un terme devenu à la mode quand on parle des différentes façons de travailler, le remote, qu’est-ce que cela signifie ?
Travailler en remote, c’est pouvoir travailler hors des locaux de l’entreprise, c’est-à-dire effectuer son travail à distance chez soi. Littéralement, “isolé”.


Portrait de nos remoters



Bonjour, moi c’est Dimitri !

Je suis développeur full-stack, plutôt axé sur la partie front-end pour Ubiq.
Pour travailler dans de bonnes conditions, je n’ai besoin que d’un PC et d’une bonne connexion internet.

Je me trouve actuellement à Cracovie, dans le sud de la Pologne. J’y suis arrivé depuis Bratislava, en Slovaquie, il y a un peu plus d’une semaine.


Salut ! Je m’appelle Denis !
Je suis développeur web fullstack chez Ubiq. Pour simplifier, je fais partie de l’équipe qui développe au quotidien la plateforme Ubiq.fr pour la rendre toujours plus performante.
Je suis actuellement en Afrique du Sud, du côté de Cape Town. Cela fait bientôt 2 mois que je suis ici et dans les alentours : j’écris ces lignes depuis Langebaan, une petite station balnéaire à 1h30 de Cape Town. Je suis censé bientôt rentrer en France. Je dis “censé” car depuis l’arrivée du variant Omicron, rien n’est sûr, mais j’aimerai rentrer et passer les fêtes de fin d’année chez moi à la montagne.

Chez Ubiq, tout les collaborateurs sont libres de télétravailler. Être une entreprise flexible c’est surtout accepter les besoins de ses collaborateurs. On est convaincu que le travailleur d’aujourd’hui et de demain doit se créer le modèle de travail hybride qui lui correspond.

Les remoters ont un mode de travail quelque peu différent du télétravail ponctuel. Le salarié a une grande autonomie au quotidien, il se fixe lui-même ses horaires et il travaille où il le souhaite. 

Par exemple, notre équipe Produit / Tech pratique majoritairement le télétravail. Leurs outils et process sont parfaitement adaptés au travail à distance ! Cependant, travailler en full-remote ne signifie pas non plus de ne faire que du home-office.
Ce n’est donc pas sans surprise que certains membres de l’équipe ont décidé de s’essayer au remote à l’étranger. Et si vous ne le saviez pas encore, nous avons 3 remoters dans l’équipe Tech !

Certains vivent la remote life et plutôt bien d’ailleurs. On voulait en savoir plus sur ce mode de vie et on a donc interviewé deux Développeurs de notre équipe qui vivent actuellement à l’étranger. 


La journée de travail sans bureau

Maintenant que les présentations sont faites, intéressons-nous un peu plus à nos travailleurs en remote et ce qui rythme leur journée ! 

Qu’est-ce que tu préfères dans le travail à distance ?

Dimitri : C’est un peu comme avoir une journée de 36 heures au lieu de 24. En fait, quand on va au bureau, on perd du temps le matin pour y aller et le soir pour rentrer. Pour moi, grâce au remote, j’ai au moins 2 heures de plus que si je travaillais en présentiel. Et lorsque j’ai fini ma journée, je peux visiter la ville ou la région dans laquelle je suis. Par exemple, le week-end dernier, j’étais à Zakopane, dans le Tatras au sud de la Pologne.

Denis : C’est cette liberté de ne pas être enfermé dans une routine quotidienne et de ne pas sentir ma vie calée, millimétrée. En travaillant à distance j’ai l’opportunité d’organiser mes journées différemment en fonction de mes envies. Par exemple, depuis que je suis sur Cape Town, j’aime beaucoup changer de lieu de travail car la ville offre de nombreux espaces de coworking très sympas. Je n’ai pas à prévenir qui que ce soit pour ça, je me lève, je vois l’envie du jour, et j’organise ma journée en fonction. C’est un vrai luxe.

En plus de cela, le travail à distance permettrait aux salariés de gagner en productivité. En effet, une étude de l’Institut Sapiens, estime à 22% les gains de productivité pour les salariés en télétravail. Cela s’explique par le fait qu’il y ait moins de distractions, moins de bruit et moins de pauses ou discussions entre collègues


Dans quel(s) endroit(s), travailles-tu ?

Dimitri : C’est très aléatoire, généralement sur la table de la cuisine ou du salon de l’endroit où je vis. Mais cela m’arrive d’aller dans un coworking lorsque j’ai des amis qui y travaillent ou dans un café/bar pour respirer un air différent. J’ai eu l’occasion de tester le coworking « Cluster » à Cracovie en Pologne !

Denis : C’est très changeant ! Mais j’essaie de toujours travailler depuis des endroits propice au travail, avec une bonne connexion internet (indispensable !)
Mais pour reprendre quelques lieux au cours de ces 2 derniers mois : plusieurs espaces de coworking dans Cape Town, des cafés en bord de plage, un backpacker perdu dans la jungle de la “Garden route”, une réserve privée avec vue sur les éléphants, autruches, springboks. Et bien entendu chez moi au coliving. Car oui, j’ai passé ici un mois dans un espace de coliving XXL : plus de 100 chambres (et encore plus de résidents), beaucoup de digital nomads des 4 coins du monde, un joyeux mix de culture internationale.


Chez Ubiq, la culture du travailler de partout a même touché nos remoters ! Et on a pu suivre leurs aventures à distance.Par exemple, Denis a profité de multiples espaces de coworking durant son séjour en Afrique du Sud. Le coworking neighbourgood dans le quartier chic De Waterkant était inclus dans son forfait de coliving, l’espace de coworking Workshop17 dans le port de Cap Town ainsi qu’un autre espace, The Green Room, en bord de mer ! 


Comment se déroule ta journée de travail ?

Denis : Elle n’est pas si différente de tout le monde. La seule différence c’est que le matin parfois en me levant, je n’ai toujours pas décidé où est-ce que j’allais travailler ! Ça dépend de la météo, de l’humeur du jour. Par exemple, si je ne me sens pas très bien et d’humeur associale, je reste chez moi tel un ours. Si les vagues sont bien, je pars faire une session de surf matinal ou encore je vais au waterfront et je bosse comme si j’étais au bureau. Avec l’avantage de pouvoir changer de lieu en cours de journée ! Foncièrement la journée n’est pas si différente, elle s’adapte en fonction du lieu.

Compte tenu de leur organisation d’équipe, les membres de l’équipe Produit/ tech peuvent se permettre de travailler à distance. Cependant, un élément très important de leur journée, c’est le Daily Stand-up meeting, tous les matins, tous ensemble ! 


Quel est le moment fort de ta journée ? 

Denis : Il est différent chaque jour ! Mais je peux vous en citer un qui m’a marqué : l’autre jour j’étais dans une réserve animalière ; ma journée a donc commencé par un safari avec éléphants, buffles, rhinocéros, lions, etc… Comment faire mieux que ça ?


Le ressenti loin du bureau

Vivre et travailler loin du bureau. Quel impact cela peut avoir sur le salarié ? Bien évidemment, on peut penser que son bien-être ou son mode de pensée sera différent du salarié travaillant dans un bureau ou un open space. Loin de ses collègues, les risques sont que le remoter peut se sentir à l’écart ou pas en accordance avec les valeurs de l’entreprise.

Avec nos 2 remoters, on avait des nouvelles d’eux chaque semaine ! Et je ne parle pas de l’équipe Tech qui les voyait chaque jour. D’une semaine à l’autre, on voyait Dimitri sous la neige ou Denis en train de travailler dans un cowork sous les cocotiers. 


Depuis combien de temps travailles-tu à distance ? Quelles ont été les choses les plus difficiles et les plus surprenantes lorsque tu as commencé ?

Dimitri : Je travaille à distance depuis le début de la pandémie quasiment et surtout, à quelques exceptions près, tous les jours depuis que je suis chez Ubiq.
À distance réellement, hors de chez moi, je l’ai fait en deux fois, tout d’abord 6 mois après la première vague de Covid puis actuellement depuis cet été.

Le plus difficile, c’était au début. En effet, dans mon ancien travail, rien n’était fait pour le télétravail. Et par conséquent, les outils et les process aussi. La mentalité des gens non plus, je vivais parfois quelques moments de solitude.

Denis : Ça a commencé peu de temps avant la pandémie où j’ai commencé à travailler en freelance. Cela n’a pas été une partie de plaisir pour être totalement transparent car l’isolement a été assez dur à vivre. En effet, à ce moment là, j’étais seul sur les projets sur lesquels je travaillais ! Aucun collègue avec qui échanger, à part le client, et impossible de voir les copains ! Mais d’un autre côté, ça a été surprenant de voir à quel point ce travail à distance est facile ! Je pense qu’en France on a une vision assez mixte du télétravail.
Beaucoup pensent que c’est les vacances, que l’on est moins productif, que ce n’est pas pratique, etc… Mais c’est tout le contraire : on travaille plus et mieux, on perd moins de temps en réunions inutiles et interminables.

Si on utilise les bons outils et la bonne organisation tout est fluide !


Au contraire, quel était quelque chose à laquelle tu étais préparée mais que tu as sous-estimé ?

Dimitri : Je pense que la fatigue à long terme est quelque chose que l’on sous-estime. On ne la ressent pas pendant longtemps. Et à un moment, il faut dormir toute une journée pour récupérer.
(Sur un côté plus fun, lorsque j’ai quitté la Croatie pour la Slovaquie début octobre, je devais repasser en France et je n’avais que des affaires d’été. Finalement, à cause de certains contretemps, je suis allé directement en Slovaquie. Croyez-moi qu’il ne faisait pas la même météo en Slovaquie ! J’ai dû donc acheter quelques affaires pour ne pas attraper froid.)

Qu’est-ce qui t’a aidé à te sentir connecté aux autres et à contrer la « potentielle » solitude du travail à distance ?

Dimitri : En soit, je ne suis jamais seul, donc je ne ressens pas cela au quotidien. Cela dit, j’aime me sentir proche de mes collègues. Finalement, je passe la moitié de ma journée avec eux, même virtuellement.
Selon moi, ce qui change tout, c’est de les voir chaque jour et de faire les réunions avec la caméra. Le fait qu’on s’entende bien aide énormément. Bref vous l’aurez compris, le plus important pour ce mode de vie, ce sont des collègues géniaux, et j’ai la chance d’avoir ça.

Denis : Le fait de se voir quotidiennement via nos meetings du matin déjà et de savoir que l’on peut s’appeler quasi à n’importe quel moment et ne pas seulement parler que boulot aide bien. Après, je suis rarement seul ici : c’est pour ça que je suis venu en coliving et que je travaille souvent dans des coworking. Ça me fait rencontrer des gens hyper intéressants que je n’aurais jamais rencontré. Le tout aide à ne pas être isolé.

Comme énoncé par Denis et Dimitri, la solitude est un vrai problème sur quoi il faut se pencher pour les équipes travaillant à distance. Heureusement, les outils de travail et les process se sont démocratisés durant la pandémie de Covid-19. Les entreprises ont investis et réfléchis aux différentes manières d’améliorer le télétravail. Et aujourd’hui, il est très facile d’organiser des réunions sans qu’aucun des employés ne soit présent physiquement.

Chez Ubiq, on recommande certains points pour améliorer le travail à distance :  

  • La communication (essentielle) entre les équipes 
  • Des outils adaptés (Slack, Google Meets, mails)
  • Des points et réunions (journalières et hebdomadaires) 
  • Une super équipe qui partagent les mêmes valeurs

Pourquoi as-tu commencé à travailler à distance ?

Dimitri : Il y a plusieurs raisons à cela. À l’époque, pour des raisons personnelles, je suis allé en Roumanie et j’ai commencé le télétravail là-bas…
Je me suis rendu compte que l’Europe a bien assez à offrir, et offre la possibilité de ce mode de vie. J’ai alors arrangé ma vie, en changeant de travail et en me préparant pour pouvoir faire tout cela. En vivant toujours au même endroit, on a qu’une vie, qu’un seul point de vue, et on ne peut pas forcément comprendre les manières de penser de ses voisins. Ça m’a permis d’élargir ma vision des choses.

Denis : À la base, c’était surtout pour me libérer du temps. C’est ainsi que je me suis mis à mon compte, en travaillant à distance. Une pandémie plus tard, je ne me voyais pas retourner au bureau mais j’avais besoin de retrouver une équipe, de ne plus me sentir tout seul sur les projets ; et c’est à ce moment-là qu’Ubiq est venu me faire du pied !

L’Afrique du Sud, c’est venu un peu sur un coup de tête, j’avais besoin de me changer les idées. Je songeais donc à passer l’automne quelque part en Europe. Et puis, un jour, un ami me parle de l’Afrique du Sud. Après avoir fait quelques recherches, j’étais convaincu de vouloir y aller. Toute l’équipe a accepté que je fasse cette expérience et en l’espace de 15 jours l’affaire était entendue !

Depuis, je me rends compte que c’est quelque chose que j’aurai dû faire il y a bien longtemps. Cette liberté de choisir son lieu de vie au gré de ses envies est tout simplement géniale.

Comme Denis et Dimitri, de nombreux français se mettent au télétravail. Pour plus de 67% des Français, cela est même devenu un critère lorsqu’ils recherchent un emploi. Aujourd’hui, plus d’un quart d’entre eux télétravaillent régulièrement et 2% sont en full-remote. 


Quels sont les challenges que tu penses avoir comparés à ceux qui travaillent au bureau quotidiennement ?

Dimitri : La logistique ! Pouvoir tout mettre dans un seul sac, sur les longues périodes et surtout en hiver, c’est un casse-tête ! J’ai toujours un sac de vie, et un petit sac à dos de travail pour ne jamais l’oublier.

Denis : Honnêtement, aucun ! Il suffit d’être bien organisé et tout roule comme au bureau ! Il est vrai que parfois quand on change beaucoup de ville comme j’ai pu le faire ces derniers temps il faut toujours prévoir où est-ce qu’on pourra dormir, est-ce que c’est possible de travailler…

Quels sont les outils que tu utilises pour le travail à distance ?

Denis : En discutant avec les digital nomades que j’ai pu rencontrer ici, nous avons tous le même constat : moins on en a, mieux on se porte ! Il y a quand même quelques indispensables : un ordi, une souris, une paire d’écouteurs sans fil, une multiprise et une connexion 4G. Tout le reste n’est que du confort !

As-tu l’impression d’être un membre à part entière de l’équipe ? Qu’est-ce qui te fait sentir connecté/déconnecté ?

Dimitri : Un peu oui, mais nous sommes tous à distance, donc la différence n’est pas énorme, et puis Denis a toujours des paysages plus exotiques que moi, alors je suis normal au final ! En réalité, avoir simplement mon environnement de développement qui tourne c’est ce qui fait me sentir connecté ou déconnecté.

Denis : Tout à fait. Le fait étant que toute l’équipe Tech travaille à distance. Même les collègues parisiens travaillent très rarement au bureau. Du coup même si je suis à presque 10 000 km de là, ça ne change rien.
Le seul point noir c’est que je ne côtoie pas beaucoup le reste de l’équipe, mais j’essaie de venir sur Paris régulièrement passer quelques jours, échanger avec eux, se connaître un peu mieux



Le travail en remote selon Ubiq 

Entre Denis en Afrique du Sud, Guillaume à Montpellier ou Dimitri en Pologne, la Remote life a séduit chez Ubiq. Bien préparé.e et avec les bonnes pratiques, cela peut s’avérer être un mode de vie qui est possible sur la durée.

Au fur et à mesure que la technologie et les process s’amélioreront, il est certain que nous retrouverons le travail en remote de plus en plus dans de nombreux domaines.

Pour travailler en remote, il faut y aller plusieurs étapes à la fois. Vous devez prendre en considération votre poste, votre équipe, votre façon de fonctionner au travail mais aussi être prêt à en discuter longuement avec votre manager. Cela dépend aussi des valeurs et de la culture de l’entreprise. 

Prêt pour partir à l’aventure ? Vous souhaitez voyager tout en travaillant ? Alors, à vous de jouer ! 

Mathias GILLOT

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