Bureaux et mobilités durables (2/3) – Quelles évolutions dans le rapport entre les collaborateurs et la mobilité ?

Dans : Le bureau de demain

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bureaux et mobilité durable

La Covid et ses différents confinements ont signé un temps d’arrêt dans le recours des collaborateurs au bureau. Si tout le monde n’a pas été concerné par un changement radical et l’obligation de télétravailler, la plupart des français sont concernés. Ne plus se rendre sur son lieu de travail rime désormais avec aucun déplacement, ou de manière beaucoup plus occasionnelle. Ainsi, on pourrait voir le télétravail comme la réelle solution pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Mais la question de la transition environnementale au travers de la mobilité durable existait bien avant la Covid et dépasse cette crise. Une chose est sûre, le lien entre bureaux et mobilités est à repenser. 

Dans le premier article du dossier, nous avons défini la et les mobilités durables. Désormais, il convient d’expliquer l’évolutions des rapports collaborateurs/ mobilités.

vélo ubiq
Notre super Ubi’cyclette !

Les facteurs de changement

Mais de nombreuses évolutions, à prédominance environnementale et technologique, viennent bouleverser ces rapports de force, offrant une nouvelle dimension des choix.

Electrisation

  • Le premier élément concerne l’électrisation des mobilités. L’arrivée en force des vélos, trottinettes, voitures et scooters électriques change plusieurs choses et chaque échelon baisse d’un cran. À la fois ceux-là confortent leurs images en proposant des mobilités optimisées et plus propres, mais l’écart entre chaque s’amenuise. Ainsi, la trottinette électrique se rapproche du vélo électrique et ce vélo du scooter électrique, chacun venant concurrencer l’efficacité des transports en commun. L’électrisation du scooter vient redorer son image en se rapprochant de la voiture. Si bien qu’il ne devient plus si évident de prendre la voiture ou le métro. Et le principe est sensiblement le même pour les milieux moins urbains. L’électrisation des voitures vient redorer son image auprès des trains.Seul un moyen de transport résiste encore et toujours à l’envahisseur électrique : nos jambes. Et encore…, les chaussures électriques sont en route.

Transports en communs

  • Les transports en commun sont eux aussi concernés par une mise au vert. Eux qui étaient les pionniers d’une mobilité plus propre, en optimisant les trajets, sont aussi sujets à des évolutions. L’électrisation des bus en fait partie, mais cela concerne surtout les politiques de prix. Qui sont les véritables moyens de les aider dans cette guerre des mobilités, où ils sont les plus accessibles, pratiques et populaires.

Economie du partage

  • Dernier acteur majeur dans cette révolution verte : l’économie du partage. Ils ne nécessitent aucune prouesse technologique, si ce n’est celle de la création d’une plateforme. C’est les gagnants des années 2010. Co-voiturage, auto-partage, voitures, scooters, vélos et trottinettes en libre service, tout y passe. Avec des acteurs références comme Autolib, Free2move, Cityscoot, Blablacar & Co, Lime, etc., tous desservent l’ubérisation, sous l’égide de mobilités plus propres, n’importe où et n’importe quand.

En somme, tous les moyens de transports et tendances liées aux mobilités convergent vers des modèles plus durables. Une palette de choix très complète et compacte s’offre donc au travailleur de demain. Qu’il soit en télétravail, sur son lieu de travail fixe, en coworking ou à l’autre bout du monde, il peut opter pour le moyen de transport qu’il souhaite, indépendamment de la question de la distance. Il n’a presque plus d’excuse pour ne pas concilier mobilité et trajet respectueux de l’environnement.

starbolt bureaux à partager
L’équipe Starbolt dans nos bureaux !

La mise en place des stratégies de mobilités

Starbolt, que nous avons rencontré, participe à cela en aidant les entreprises à établir et mettre en place leurs stratégies de mobilités. Concrètement, cela signifie l’élaboration de flottes de deux roues électriques, à l’image de chaque entreprise. En partant du constat que la mobilité au sens large est la première source de gaz à effet de serre, en France, Ugo Annicchiarico nous a donné sa vision des choses et croit en la révolution verte en milieux professionnels.
« Derrière une entreprise se cachent des employés et donc un sujet sur la mobilité au sein de chacune d’entre elles. Cela devient même un atout de marque employeur. Le travail devient de plus en plus mobile et flexible. Il n’y a jamais vraiment eu de soucis de la manière dont on arrive au bureau. Hormis la prise en charge d’une partie du coût lié aux transports publics, rien n’était proposé. L’employeur est désormais dans l’obligation d’offrir une vraie solution à ses collaborateurs. »

L’entreprise doit être claire sur ce qu’elle veut privilégier. Et ainsi définir ce que veulent les salariés, leurs objectifs en matière de développement durable et… de budget.
Aller plus loin que des bons mobilités, ça veut dire construire une flotte de vélo, des bornes de recharges électriques, et des vélos Starbolt ?

À titre d’exemple, Tibco, entreprises spécialisée dans le numérique, possède une flotte d’environ 150 véhicules électriques, qui accompagnent les commerciaux et cadres dans leurs trajets professionnels.

En somme, la mobilité durable est devenue un réel enjeu pour les entreprises, dépassant l’accessoire de travail et le petit plus à travers des tarifs réduits.

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L’ubi’cyclette devant la BNF !

Mobilité et temporalité

À la croisée entre gain de temps, praticité et bienfaits environnementaux, les mobilités durables sont donc l’outil répondant aux besoins du travailleur. À chaque temps fort de sa journée s’offre une pluralité d’options. Si certaines s’avèrent plus simples d’accès, bien que ce rapport disparaisse peu à peu, elles seront forcément toutes durables.

Selon Ugo Annicchiarico, « nos journées se sont fluidifiées. Le collaborateur ne travaille plus de 9h à 18h mais a des moments de productivité clés.
En France, un trajet sur deux est inférieur à 5 km. Donc il faut s’adapter et repenser notre recours à la mobilité en centre ville. C’est pourquoi les villes se repensent et se structurent, notamment face à cette évolution marquée du deux roues. »

Pour chaque déplacement, la question urbaine par excellence devient « est-ce que le vélo est plus efficace cette fois-ci ? Dans cette course contre le temps, où la ville du 1/4 d’heure triomphe, les acteurs du deux roues en libre-service et des boites comme Starbolt tentent d’y répondre en proposant des solutions. Désormais, il semble que c’est au tour des villes de s’adapter. Puisque les entreprises nous donnent le sentiment qu’elles suivront la cadence et continueront de créer quoiqu’il arrive.

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Au sujet de la révolution de nos trajets, l’application Citygem propose des flâneries urbaines en mettant à disposition des trajets prédéfinis et guidés entre chez vous et le quartier dans lequel vous travaillez. Plusieurs villes y sont déjà représentées. De quoi utiliser les mobilités les plus durables qu’il soit !

Les nouveaux enjeux

L’explosion des solutions

Enfin, si les dix dernières années ont marqué l’avènement des mobilités durables, avec une recrudescence des solutions proposées et de l’usage du deux roues en ville, tout reste encore à définir. Les travailleurs urbains devraient ainsi être conquis par ces moyens de transports plus propres au fil du temps. Le plus difficile demeure dans la législation de tout cela.
Au travers de cette question très ouverte et complexe, un constat apparaît : les zones rurales, par définition plus vertes, semblent moins concernées par l’insurrection des mobilités durables. Or, selon l’Insee, environ 90% des travailleurs vivant hors des villes et en couronne utilisent leurs voitures pour se déplacer.

Une prise de conscience écologique

Ainsi, de nombreuses questions subsistent encore, comme l’empreinte écologique des batteries électriques, les modèles d’essences plus viables, le rôle à jouer de l’hydrogène, la viabilité économique de transports en commun gratuits, et cette révolution verte en milieu rural.

On peut d’ailleurs se demander si l’émergence des mobilités durables en zones urbaines va nous conduire à une nouvelle vague d’engorgement des villes. Les sièges sociaux pourraient se plier aux dogmatismes imposés par le travailleur de demain et son nouveau rapport spatio-temporels. Ainsi, toutes les activités chercheraient à se rapprocher des centres-villes. Cela se reproduirait dans les zones rurales, par mimétisme.

Entre utopies et réalités, voilà autant d’interrogations passionnantes, auxquelles nous devons répondre ensemble, au quotidien.

Victor David

Victor, curieux et épicurien, a à coeur de vous partager sa vision des bureaux de demain !

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