Mon bureau dans le Métavers : 6 leçons tirées de l’expérience Ubiq

Dans : L'édito

Partager l’article

Mon bureau dans le Métavers : six leçons tirées de l’expérience d’Ubiq               

Tout le monde en parle, certains en font l’expérience, beaucoup spéculent sur le futur d’une telle innovation : le Métavers.
Est-ce vraiment la conception d’un nouvel espace de travail virtuel qui va créer de nouvelles façons de travailler et de véritables nouvelles interactions ?

Cette semaine, l’équipe Ubiq a testé Workrooms Horizon en créant un espace de travail dans le Métavers. Voici notre retour d’expérience.

Notre retour d’expérience d’une réunion de travail dans le Métavers

Paris, 11 mars 2022.  Avec mon casque de réalité virtuelle scotché sur la tête, je rejoins une partie de mon équipe dans notre nouveau bureau virtuel offrant à la team une superbe vue qui surplombe le lac d’Annecy. Ici, tout est aux couleurs d’Ubiq et complètement réaménagé dans nos codes. Chacun s’est créé un avatar qui lui ressemble, à l’exception de Xavier notre Head of Product, qui s’est donné un style particulier, avec des cheveux encore plus longs qu’en vrai et un anneau dans le nez. A défaut de pouvoir investir dans des tableaux de maîtres pour notre (vrai) bureau, la semaine dernière, j’ai acheté en NFT et installé dans notre bureau virtuel, le célèbre tableau Le Baiser de Gustav Klimt. On s’y croirait.

Trois oculus, trois membres de l’équipe Ubiq, trois espaces différents dans le Metaverse. Margaux, Nicolas et moi-même, nous sommes retrouvés une demi-journée pour une session de travail dans le Métavers via l’application Workrooms by Meta. Une session partagée avec Paul, Charles et Elisa en visio, qui nous ont rejoint dans cette salle de travail virtuelle depuis leurs ordinateurs respectifs.

Bureau Ubiq dans Workrooms Horizon

Nous y sommes : le Web 3, est-il vraiment un nouvel espace de travail à considérer ? 

Trois bonnes raisons d’y croire

Alors que l’usage du digital s’est fortement accéléré depuis le début de la crise sanitaire, le temps passé en ligne est de plus en plus important. L’été dernier, Nord WPN a mené une étude selon laquelle aujourd’hui en France, nous passons en moyenne 27 années, 7 mois et 9 jours de notre vie en ligne. C’est plus que le temps cumulé de sommeil. Ces chiffres sont effrayants, mais c’est un fait. Aujourd’hui on travaille, on achète, on échange, on se divertit en ligne. En bref, nous répliquons en ligne tout ce que nous faisons dans la vraie vie.

Ubiq dans le Métavers

1- Une expérience immersive

Immersive, rassurante et créatrice de lien, c’est la première leçon que nous tirons de cette expérience de travail virtuelle. Le Métavers n’en est qu’à ses premiers balbutiements et pourtant nous sommes immédiatement bluffés par l’univers d’Horizon Workroom. L’immersion est telle que le monde qui nous entoure en est effacé. Le réalisme des avatars prend le dessus sur le virtuel de la solution. Expressions du visages, postures, mouvements des bras, mouvements des yeux, des cils, mimiques et voix sont proches de la réalité, ce qui brouille encore plus la frontière entre le virtuel et le réel.

2- Un potentiel déjà palpable.

Que cela soit dans les secteurs du gaming, de la mode, ou du bureau, pour organiser des événements, des expériences sociales ou pour vendre des produits, le Métavers ouvre tout un nouveau monde de possibilités. Dans le monde du travail, après deux années de télétravail à marche forcée, créant parfois un sentiment d’isolement, le bureau virtuel dans le Métavers vient créer un nouveau territoire en plus du bureau, en plus de la maison et en plus des tiers lieux, espaces de coworking et autre espaces de travail proches de chez soi. Un tout nouveau territoire d’expression à penser et façonner pour son entreprise.

Le bureau Ubiq en réalité virtuelle

3- Un univers virtuel connecté à la réalité.

La technologie Facebook Horizon est intéressante dans le sens où elle contribue à une hybridation plus profonde encore des modes de travail. Télétravailler est certes devenu la norme. Cependant, lors d’une réunion d’équipe ou d’un atelier de travail, il y a une vraie différence entre ceux qui sont présents au bureau et ceux qui sont à distance. Ces derniers sont bien souvent délaissés. Il faut en permanence rapprocher le micro, parler plus fort, tourner la caméra. En n’étant pas uniquement accessible à ceux qui ont un casque de réalité virtuelle vissé sur la tête, Facebook Horizon apporte une véritable nouveauté : l’hybridation et la connexion du Métavers avec la réalité, ce qui permet d’inventer de nouveaux modèles de collaboration à distance.

Test des casques Oculus

Trois freins constatés

1- Un set-up imposant

C’est le moins qu’on puisse dire de ces lunettes pesant un demi kilogramme. Travailler de partout virtuellement oui, mais dans quelles conditions ?
Le casque Oculus Quest est encore trop lourd et limite son utilisation à seulement quelques dizaines de minutes car il peut être gênant pour les yeux, provoquer des maux de tête ou un sentiment de malaise lié à la perte d’équilibre. À l’heure où remote life rime avec minimalisme, le Métavers comme solution de travail est finalement encore un peu loin de la réalité. L’Oculus Quest 2 de Meta est déjà impressionnant aujourd’hui de qualité et de finition mais son prix (350€  pour une version basique de l’oculus) et son confort d’utilisation en font encore un produit d’early adopters. Cela devrait en revanche rapidement évoluer dans les années à venir. 

2- Meta = Facebook

Au sein de l’équipe, nous n’avons pas pu nous connecter à Horizon Workplace et à notre oculus sans passer par notre compte Facebook (Meta) personnel. Tous les services du casque Oculus Quest sont reliés à un compte qui personnalise notre espace virtuel et conditionne notre accès à Horizon Workplace. Dans un monde où cet usage se développe, les casques seront-ils personnels ou fournis par l’entreprise ? Et quelle segmentation des usages professionnels et privés permettront-ils ? Par ailleurs,, nous savons que Workplace from Meta prend difficilement le chemin de l’entreprise, du fait de la réputation de Meta sur la protection des données personnelles. On peut de facto prédire une réticence des directions informatiques à une solution de bureau virtuel où l’on donne un accès total à son ordinateur via Oculus.

réunion de travail dans le Métavers

La réalité virtuelle permet une immersion complète dans univers de services et de contenus mais elle limite toutefois clairement la capacité individuelle à échapper à la collecte des données personnelles. Demain, ces nouvelles interfaces pourront même capter de nouveaux types de données (expression du visage, mouvement des yeux…). Il n’y a pas de doutes, la collecte de données personnelles sera donc encore plus vaste et massive que celle de Meta aujourd’hui. 

3- Sociologiquement effrayant.

Être vu.e de l’extérieur avec un casque scotché sur la tête nous rend ridicule. Mais plus que cela, cette expérience ne laisse personne insensible. Elle est tellement révolutionnaire d’un point de vue sociétal et psychologique. Cette vision d’un nouveau monde de travail mais surtout d’un nouveau mode de vie est aussi effrayante que fascinante.


Le virtuel deviendra-t-il une solution créatrice de valeur, un moyen concret de reconnecter ses collaborateurs, de diversifier le mode de relations en remote et de proposer une nouvelle expérience de travail différente ? Ou effacera-t-il l’essence même de l’interaction physique, créatrice de valeur pour les personnes, les entreprises et la société dans lesquelles nous vivons et travaillons ?

Mehdi Dziri

Mehdi, présent partout pour décrypter tous les nouveaux modèles de bureaux !

Copyright © 2022 Ubiq le média. Tous droits réservés

Merci pour votre abonnement ! On se retrouve très vite dans votre boite de réception.

Il y a eu une erreur. Réessayez

Bureaux à Partager Le blog will use the information you provide on this form to be in touch with you and to provide updates and marketing.